La Chine devient trop cher

Depuis le début d’année 2010, le yuan, la monnaie chinoise, prend de plus en plus de valeur. Ce 28 Décembre 2010, la valeur du yuan chinois est de 0,115 euros, ce qui explique la hausse des prix sur les produits provenant de Chine.

Ce problème que rencontre les grossistes de Paris ou d’Aubervilliers, puisqu’ils ont habitué leurs clients à des tarifs préférentiels qu’ils ne peuvent plus appliquer aujourd’hui, va en s’accroissant.

Les gouvernements américains et européens mettant la pression au gouvernement chinois pour qu’il revalorise sa monnaie qui n’est toujours pas à sa juste valeur. Ce qui peut augmenter encore le prix sur les produits importés.

Les pays ayant le plus bénéficié de cette hausse des prix sont :

– La Turquie, premier concurrent de la Chine pour les marchandises vendues en Europe, en Russie et aux Etats-Unis. Un pays reconnu par les marques occidentales, pour son savoir-faire, sa qualité, sa réactivité, sont infrastructure et sa proximité avec le marché européen;

– Le Bangladesh, limitrophe de l’Inde, dont le salaire mensuel moyen ne dépasse pas 40€ et un des rare pays ou il n’y a pas de taxes de douane, du fait de la pauvreté du pays et de la volonté d’assistance internationale;

– l’Inde, qui est le deuxième pays le plus peuplé du monde après la Chine, avec plus d’un milliard d’habitants.

Les grossistes du monde entier cherchent aujourd’hui de nouveaux fournisseurs, pour faire face à une concurrence démultipliée par la mondialisation.

Un article de choc, publié par refletsdechine.com

 » La chine devient trop chère ? Cassé vous « 

Le 4 décembre 2010 Avec 16 Commentaires

En augmentant un certain nombre de taxes sur les entreprises étrangères, le gouvernement a provoqué une crise non pas économique, mais de pleurs, spécialité d’un certain nombre de pays dont la France. Cette rivière de larmes bordée de critiques à l’égard du gouvernement Chinois risque fort de devenir un torrent lorsque va être promulguée la nouvelle loi sur l’immigration qui devrait apporter tant de nouvelles contraintes que de bien plus fréquents et profonds contrôles sur la communauté étrangère.

Il serait temps de rappeler aux pleureuses de service que la Chine est un état souverain, c’est-à-dire qu’il décide lui-même les mesures qu’il juge bénéfiques pour son fonctionnement. Il faudrait ensuite que ces personnes finissent par comprendre que si ce pays a pu se passer des services d’une société de l’importance de Danone, leur absence en Chine ne peut en aucun cas compromettre son équilibre financier, d’autant plus que les bénéfices tirés de leur activité sont souvent sans aucune commune mesure avec ce qu’ils paieraient dans leur pays d’origine.

Si la Chine laisse « bricoler » un certain nombre d'étrangers sur son
 territoire,les entrées de capitaux étrangers, seule chose qui 
intéresse le gouvernement chinois, sont avant tout l'affaire de 
grands groupes autrement structurés que l'aventurier venu chercher 
ici ce que son pays ne peut lui offrir malgré sa cargaison de 
diplômes plus ou moins au rabais.

J’avoue que lorsque je lis cela :

« Soit le gouvernement se bouge réellement et fait vraiment quelque chose ou alors cela se terminera fatalement très mal. Perso, si ça continue je souhaite juste qu’il y a des problèmes sociaux économiques pour réveiller un peu tout le monde… »( à lire ici), j’hésite entre l’incrédulité devant un raisonnement aussi primaire et l’envie de rire. Le monde étant en effet plein de pays à commencer par le sien qui sera très heureux d’accueillir un tel génie du marketing ou du commerce, que l’on se demande les raisons qui le poussent à rester dans un pays aussi hostile.

Ce que reprochent certains en ce qui concerne ces nouvelles mesures et la vie professionnelle en général, c’est que les entreprises locales ne sont pas traitées sur le même pied d’égalité que leurs homologues chinoises. Eh bien oui, les entreprises étrangères sont plus contrôlées, moins favorisées que celles nationales, et j’attends que ces rois de la rigueur dressent une liste des pays où il en est autrement. La Chine est encore un pays pauvre, d’où leur présence de la plupart d’entre eux venus exploiter les bas coûts de main-d’œuvre, et il est donc logique que les autorités prennent l’argent là où il se trouve, soit dans la poche des riches ou censés l’être. Pour ce qui est des importateurs, c’est l’espoir du développement d’une classe sociale moyenne qui les fait venir, et il est donc tout aussi logique qu’ils participent à cet essor, d’autant plus qu’une partie des bénéfices reviendront dès lors dans leur escarcelle.

Ce qui est également « amusant », c’est que ce sont ces mêmes personnes, souvent grands défenseurs des droits de l’homme et du peuple Chinois, qui trouvent à redire sur une légère augmentation de taxes, alors que les sommes perçues peuvent participer à un meilleur niveau de vie de la population. Il reste maintenant à voir si Air France ou autres compagnies vont devoir affréter des avions supplémentaires chargés de ramener vers leurs pays d’origine les mécontents d’un système qui parce qu’il leur profite moins n’a plus à leurs yeux les mêmes qualités. Je ne me fais toutefois aucune illusion sur le nombre de retours soudains, ce qui ne m’empêche pas de conclure par ces mots : si la Chine est trop chère pour vous cassez-vous !, et ce, même si ce terme n’est pas web 2 ou politiquement correct.

Un article publier par cafedelabourse.com :

Quand la bourse chinoise dévissera, le monde tremblera !

Le pays qui a fait l’actualité la semaine dernière, c’est la Chine en annonçant le maintien d’une politique monétaire incitative au moins jusqu’à la mi-2010. Autrement dit, le crédit va rester abondant pour les ménages et les entreprises, ce qui devrait doper la consommation intérieure.

Quand la Chine devient trop chère

Pékin est convaincu que l’économie chinoise ne peut plus compter sur le moteur des exportations à destination de son principal client (l’Amérique) ou des pays européens. Les derniers chiffres d’activité provenant d’Angleterre, d’Allemagne ou des Pays-Bas trahissent la lenteur, voire l’arrêt de la reprise. Compte tenu de l’arrimage du yuan au dollar, la remontée actuelle du billet vert est de surcroît une bien mauvaise affaire pour les entreprises exportatrices alors que les commandes occidentales pour Noël sont en nette contraction.

Le pays constate également qu’en dehors d’une classe moyenne privilégiée, les salaires ne progressent que très lentement pour les classes les plus défavorisées. Pour le réservoir de consommateurs le plus colossal de la planète, le “made in China” est encore trop cher … et une hausse des salaires serait suicidaire.

La seule solution (à l’américaine !) c’est d’avancer à crédit de l’argent pour consommer en espérant que cela créera une spirale de croissance vertueuse. Mais pour l’heure, les défauts de paiement progressent déjà à un rythme de +135% par an et ça empire !

Un véritable casse-tête chinois

Les banques locales vont donc être incitées à prêter plus généreusement à la classe ouvrière disposant des meilleurs revenus. Les salariés les plus mal payés, les paysans pauvres vont devoir attendre encore longtemps avant de pouvoir goûter aux charmes de la société de consommation … à crédit.

Le problème, c’est l’injection d’argent dans un système économique déjà en surcapacité de production et où les emprunteurs sont souvent en situation précaire : beaucoup d’usines ou d’ateliers ferment et licencient en masse, victimes de la concurrence de l’Inde, du Vietnam, du Cambodge… et même de pays d’Afrique.

Nous savons d’expérience que l’addiction à la dette est difficile à gérer car elle tourne systématiquement très mal dans un contexte de bulle immobilière et de fuite en avant en matière d’endettement. Mais Pékin tente encore de nous persuader que “tant que le bâtiment va, tout va”.

D’un point de vue boursier, nous attendons que la bulle éclate

La Bourse de Shanghai est typiquement le reflet d’un marché de bulle, dirigé par la liquidité et déconnectée des fondamentaux.

Le jour où l’indice SSE entamera sa correction, ce sont tous les scénarios de croissance tirée par les émergents qui se trouveront remis en cause et une deuxième vague de récession déferlera sur la planète.

Examinons en détail le profil de ce fameux indice SSE Composite Index qui affiche +75% depuis le 1er janvier.

Un record annuel a été inscrit dès le 4 août dernier à 3 470 points mais il été suivi d’une lourde rechute sur 2 640 points en moins de 4 semaines. Il lui faudra près de 3 mois pour se rapprocher des 3 340 points (le 23 novembre) et 15 jours de plus pour échouer une seconde fois sous les 3 330 points (le 7 décembre).

Graphique du SSE

Une configuration baissière se met en place

A peu de choses près — et c’est assez net en affichant le graphique en hebdo que vous voyez là —, nous observons la formation d’un M baissier moyen terme sous les 3 450/3 350 (pour schématiser). Il n’y aurait pas lieu d’anticiper un péril imminent si les oscillateurs techniques (MACD, Momentum, RSI, Stochastiques) n’amorçaient avec une belle simultanéité leur inflexion baissière, de la même manière qu’au début du mois d’août dernier.

La marge de sécurité avant rupture de la base du canal ascendant se réduit singulièrement avec la récente rechute sur les 3 230 points. Un premier signal de correction moyen terme serait validé par l’enfoncement du support oblique qui gravite vers 3 150 points ; une rechute en direction des 2 800 points (gap haussier du 2 octobre) deviendrait difficilement évitable en cas de rechute sous les MM50 et MM100 regroupées vers 3 100 points… devenant le seuil pivot décisif à moyen terme (avec le gap toujours béant des 2 632 points du 27 mai en ligne de mire).

Je considère que la Chine (et les anticipations qui s’y rattachent) sont la clé de la tendance à court et moyen termes … tout autant que l’évolution du dollar qui vient de franchir un nouveau cap décisif vendredi dernier à 15h30 en débordant les 1,4680, et fuse à la hausse vers 1,4650. Le prochain objectif est donc 1,45.

Philippe Béchade

© Les Publications Agora France, 2002-2008

Un article à faire basculé la balance, publié par Le Figaro :

L’usine du monde perd de sa compétitivité



Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

Les marques d’habillement qui s’étaient précipitées en Asie depuis dix ans s’interrogent sur leur stratégie.

À Éloyes, dans les Vosges, l’usine du tisseur-filateur Tenthorey tourne à plein régime. Ses carnets de commandes sont saturés pour juillet et août. On n’avait pas vu ça depuis longtemps. «L’an dernier, nous avons tourné à 65% de nos capacités et fait du chômage partiel. Depuis le début de l’année, nous sommes à 100%», annonce son président, Yves Dubief.

Alors qu’on pensait l’industrie textile française condamnée à un déclin inéluctable, ce sursaut d’activité surprend. Il s’explique par une conjonction de hausses des coûts des matières premières, du dollar, du fret et de la main-d’œuvre, après uneexplosion des revendications salariales. Conséquence: une progression sensible des coûts de production en Asie, principalement en Chine, qui concentre un tiers des exportations mondiales d’habillement.

«Depuis deux ou trois mois, les grandes tendances macroéconomiques sont favorables à l’industrie française», constate Emmanuelle Butaud, de l’Union des industries textiles. Les effets se manifestent à la fois dans la production de tissus et dans la confection. La pénurie de coton en Asie a fait s’envoler les prix de 60% en un an. Et les Européens ont du mal à s’approvisionner car les Asiatiques se servent entre eux. D’où la redécouverte d’industriels locaux. «Alors qu’on nous disait qu’on n’avait plus besoin de nous, les clients se souviennent qu’on existe», se réjouit Yves Dubief, qui avait réduit ses effectifs de 140 à 65 personnes depuis 2007.

«On sent que les cartes sont en train d’être rebattues. La Chine devient trop chère. Cela profite à des producteurs européens ou du bassin méditerranéen», note Gildas Minvielle, directeur de l’observatoire économique de l’Institut français de la mode.

Alors que de nombreuses usines textiles avaient fermé en Chine durant la crise, celles qui restent tournent maintenant à pleine capacité. Ce qui supprime toute marge de négociation sur les prix. Après être passée de 20% à 33% des exportations mondiales d’habillement en six ans, la Chine semble atteindre un palier, voire sur le point de perdre des parts de marché.

L’aspiration à un meilleur niveau de vie des ouvriers de l’«usine du monde» fait tâche d’huile. Les grèves qui ont touché récemment Foxconn, le sous-traitant d’Apple, Sony et Nintendo ou Honda ont été symboliques d’un mouvement de fond qui concerne tous les secteurs. Foxconn a accepté d’augmenter les salaires de 70%. Les industriels réagissent en délocalisant leur production des zones côtières du sud-est du pays vers l’intérieur, où les salaires sont inférieurs, mais cela ne fait que repousser le problème. À Juijang, 8000 salariés d’une usine d’Adidas ont débrayé.

 

Relocaliser au Maghreb

 

Les donneurs d’ordres multiplient aussi leurs sources d’approvisionnement en se tournant vers des pays à moindres coûts, comme le Vietnam, l’Inde ou le Bangladesh. Mais ces pays sont à leur tour rattrapés par les mêmes aspirations. Au septième rang des importations d’habillement en France, le Bangladesh a été paralysé le mois dernier par une grève touchant 800.000 ouvriers de 700 usines textiles réclamant un salaire minimum de 60 euros par mois, au lieu de 25 euros aujourd’hui.

Les marques d’habillement qui s’étaient précipitées en Asie depuis dix ans s’interrogent sur leur stratégie. «Ces tensions nous poussent à réorienter nos achats, explique Éric Sitruk, patron de la griffe de mode Bel Air. Quand il n’y a pas suffisamment de valeur ajoutée, nous préférons désormais nous approvisionner au Maroc, compte tenu des avantages gagnés en termes de coûts, de délais et de facilité.» La Chine est ainsi passée de 50% à 40% des approvisionnements de la marque, qui a relocalisé récemment une partie de sa fabrication au Maghreb, en Turquie et même en France. Le japonais Uniqlo, qui achète 85% de sa production en Chine, vient d’annoncer qu’il souhaitait en relocaliser un tiers ailleurs.



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